Qui sommes-nous ?

Le projet de parrainage de la scolarité des enfants pauvres du Vietnam a commencé à l’occasion d’une visite rendue à des amis au Vietnam par le P. Jean-Pascal Lombart, en 2001. Le projet vise à soutenir les séminaristes, religieux et religieuses de la région de Hué (Vietnam) ; il a démarré dans la paroisse spiritaine du Saint Esprit de Hsinchu (Taiwan), avec les encouragements du curé d’alors, qui était également supérieur des spiritains, le P. Jean-Paul Hoch. Le manque d’éducation des parents, de terres agricoles disponibles, de logement décent, d’accès aux soins de santé, de revenus, etc. empêchent beaucoup de parents d’envoyer leurs enfants recevoir une éducation primaire ou secondaire. Les services sociaux du pays ne couvrent pas ce besoin. Nos contacts sur place rencontrent ces familles dans le cadre de leur ministère, et nous présentent les enfants à parrainer. Nous cherchons alors un parrain, et nous nous engageons à parrainer l’enfant pendant toutes les années de sa scolarité.

Lors d’une seconde visite que j’ai fait au Vietnam en 2001, j’ai rencontré un enfant parrainé par ma mère. J’ai été touché par l’importance que peut revêtir pour un enfant et sa famille la possibilité d’avoir une scolarité normale, c'est-à-dire régulière et aussi longue que ses capacités le lui permettent. En effet, beaucoup d’enfants ne sont scolarisés que quelques années, voire pas du tout, du fait de la pauvreté des familles dont le travail ne suffit pas toujours à se nourrir. Dans ce pays socialiste, l’école est cependant payante, et même de plus en plus chère. Or certains enfants doivent travailler avec leurs parents. De fil en aiguille, j’ai été invité par deux congrégations de religieuses locales et une congrégation de frères à chercher des parrains pour des enfants qu’elles ou ils visitent régulièrement dans le cadre de leur travail pastoral.

P. Jean-Pascal Lombart

 

De retour à Taiwan, avec un ami Vietnamien nous avons préparé quelques posters pour présenter les enfants et inviter à les aider. Les questions posées par les personnes intéressées nous ont aidé à mettre en place un système d’information et de communication pour nous assurer de la validité et de la transmission régulière des informations et des photos. Aujourd’hui, c’est devenu un projet de la communauté spiritaine. Le Père Jean-Pascal, reparti en France, continue à communiquer avec quelques parrains, tandis que le programme est géré par les spiritains de Taiwan.

Nous avons environ 600 enfants dans notre fichier, dont 300 en cours de parrainage, les autres ayant cessé de recevoir le parrainage à la fin de leurs études ou pour une autre raison, et nous avons régulièrement une trentaine d’enfants en liste d’attente. Une classe ouverte pour les enfants non scolarisés est parrainée en payant un salaire à deux enseignantes. Nous aidons quelques familles à financer la construction de leur maison. Au Vietnam, nous avons 8 correspondants qui collaborent au programme, pour gérer 17 groupes différents d’enfants dans les provinces de Hué et Quang-tri. Chaque semestre, nous transférons environ 12,500 US dollars pour les parrainages. Nous comptons sur 200 parrains actifs (Canada, Etats-Unis, France, Taiwan, Irlande, Italie, Portugal). Chaque année, nous publions une circulaire pour rendre compte.

 

 

Depuis 2005, le programme a été officiellement intégré dans les projets missionnaires des spiritains de Taiwan, et en 2009, une branche a été développée au Sud du Vietnam, sous la responsabilité de nos confrères dans ce pays. A Taiwan, plusieurs confrères sont impliqués pour la gestion et les visites, et nous collaborons avec 4 paroisses, une entreprise, une école catholique, et la Caritas locale. Au Portugal, un réseau d’amis des spiritains nous soutient. En France, en Irlande, en Italie, des paroisses sont impliquées. Au Vietnam, nos partenaires appartiennent à trois congrégations religieuses différentes : ils distribuent les parrainages, tiennent la comptabilité, suivent les études des enfants et la situation des familles, et fournissent les éléments des rapports envoyés aux parrains. Les parrains apportent le soutien financier, les encouragements, et la diffusion de l’œuvre.

Le programme est principalement une œuvre de charité, mais par le partage d’information sur les causes de la pauvreté, leurs conséquences pour une famille, et la manière dont nous présentons l’éducation comme une manière respectueuse de rendre à chacun la possibilité de sortir de la pauvreté font aussi partie de nos objectifs. Nous communiquons cela dans nos courriers aux parrains, par des visites dans les écoles, les entreprises, les paroisses, la circulaire annuelle, et les rapports individuels sur la situation familiale des enfants, en incluant les lettres qu’ils écrivent. Cela permet aux parrains, dont certains sont des élèves, de participer chacun à la mesure de leurs moyens à ‘changer le monde’ pour un enfant.